Nos 36 propositions pour le 10e arrondissement

Écologie Paris 10 a le plaisir de vous présenter ses 36 priorités pour 2020-2026 : « Les 36 pour 2020-2026 ». Elles complètent localement et en bonne intelligence le programme de David Belliard pour Paris qu’il présentera intégralement très prochainement, et dont vous pouvez retrouver les premiers plans ici.


Photo groupe L'écologie pour Paris 10
Photo de Chloé Guilhem

En les concrétisant avec vous, nous rendrons le 10e plus vert, plus solidaire et plus ouvert. Un arrondissement écologique, qui pense l’inclusion de chacun.e et s’engage pour plus de justice sociale. Elles sont pour nos candidat.es une boussole et un engagement.

Qui a participé à l’élaboration des propositions ? Toutes celles et ceux qui le voulaient ! Pendant quatre mois, trois ateliers participatifs, ainsi que de l’écoute active lors de nos porte-à-porte, et la possibilité de s’exprimer sur internet, ont permis d’aboutir à ces 36 priorités. Même les propositions venues des formations politiques soutenant la liste —Europe Ecologie les Verts, À Nous la démocratie ! et Urgence écologie — ont été soumises à l’approbation des nombreux-ses participant.es aux ateliers programmatiques ainsi qu’aux deux séances de synthèse qui leur ont fait suite, au cours desquelles chacun des articles a été voté.

Ce processus participatif ne s’arrêtera pas au moment des élections. Pour répondre aux défis de notre arrondissement, nous aurons besoin de toutes et tous : la manière dont nous nous y sommes pris pour élaborer «les 36 pour 2020-2026 » se veut la préfiguration d’un mandat plaçant le diagnostic des citoyen.nes, leurs propositions et leur action au cœur du mandat d’Écologie Paris 10… si vous soutenez notre liste !

Nous avons besoin de vous toutes et tous pour donner à notre commune l’avenir qu’elle mérite, en faisant d’elle un modèle d’écologie, de participation citoyenne et de solidarité.


Un 10e plus juste

Nous sommes exaspéré.es par le manque de logement social, la spéculation immobilière et la densification de nos quartiers qui sacrifie nos rares espaces de respiration. Construire un arrondissement solidaire, c’est offrir des solutions à tou.tes celles et ceux qui vivent dans la rue et ne plus accepter qu’un.e voisin.e survive sous le seuil de pauvreté. C’est s’assurer que dans nos quartiers populaires chaque habitant.e retrouve le droit de vivre pleinement, en toute sécurité. Nous devons avoir une politique économique au service de l’humain, des petits commerces et des artisans et refuser la privatisation de la Gare du Nord et la publicité sur écran numérique. Nous devons veiller à ce que tout le monde puisse se soigner et s’épanouir : toutes les générations, toutes les cultures, toutes les religions, tous les genres, que l’on soit en situation de handicap ou non, et quelle que soit son orientation sexuelle.

1. Passer de 16% à 25% de logement social à la fin du mandat, sans bétonner, en privilégiant les ménages précaires, en donnant la priorité au logement diffus par l’acquisition d’appartements existants, l’exercice du droit de préemption, la transformation de bureaux, le maintien des locataires modestes menacés d’expulsion par acquisition conventionnement ; nous viserons les logements vacants, taxerons davantage les résidences secondaires et limiterons le recours abusif aux locations de courte durée ; nous bloquerons les loyers et encouragerons les baux solidaires.

2. Expérimenter le Minimum Universel Garanti dans le 10e en s’inspirant de ce qui est fait à Grande-Synthe pour aider les 16% des habitant.es du 10e qui vivent sous le seuil de pauvreté à sortir de la précarité.

3. Créer au moins un immeuble d’habitat partagé inclusif et intergénérationnel dans notre arrondissement, et encourager le partage d’appartement ou la location de chambres dans son propre logement, notamment pour lutter contre l’isolement des personnes âgées et faciliter le logement étudiant, migrants et jeunes travailleurs.

4. Mettre en œuvre un plan pour l’économie durable afin de soutenir les petits commerces et l’artisanat, en augmentant les locaux disponibles au moyen du droit de préempter les baux commerciaux ; en protégeant les petits commerces dans les règles d’urbanisme ; en refusant les permis de construire aux grandes surfaces commerciales ; en faisant du 10e la capitale de la mode éthique et durable ; en faisant du quartier Ste Marthe, menacé par la spéculation immobilière, un quartier municipal d’artisans d’art et artistes ; en créant une « université du low-tech » destinée à l’échange et à l’innovation sur les métiers et l’artisanat de demain ; en développant des fablabs et des ateliers partagés ; en créant un centre de ressources et de financement pour l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). 

5. Soutenir les parents seuls en organisant des horaires de garde décalés dans les crèches et les écoles ; en instaurant un fond d’aide pour les babysittings ; en renforçant les moyens alloués aux espaces de parentalité existants et à la PMI (protection maternelle infantile) ; en mettant en place un service d’accompagnement (à pied ou en navette) des enfants pour se rendre à leurs rendez-vous médicaux et à leurs diverses activités. Créer des espaces de rencontre et de parole pour les parents qui se sentent dépassés par leurs ados. Offrir des espaces d’apprentissage de maîtrise de la colère ; proposer des vacances à la campagne. Aider l’école inclusive pour mieux intégrer les enfants en situation de handicap.

6. Conforter la politique de réduction des risques en renforçant la salle de consommation à moindre risque par l’élargissement de ses horaires d’ouverture et l’ajout de maraudes et d’une unité mobile ; en formant des relais à la prévention et en multipliant les offres de dépistage destinés aux populations à risque.

7. Encourager les activités physiques (sport, yoga, danse…) pour tous les âges, en dispensant des cours gratuits dans les squares et autres espaces publics, en élargissant les horaires d’accès aux équipements sportifs, et en donnant accès à ceux des établissements scolaires et centres d’animation.

8. Rendre la santé accessible à tous en veillant au maillage de l’arrondissement des centres de santé pluridisciplinaires sans dépassement d’honoraires ; en désengorgeant les urgences des hôpitaux par l’organisation d’une permanence des soins 24/24, l’incitation à la reprise des visites à domicile pour les personnes ne pouvant pas se déplacer (via les médecins des centres de santé), le renforcement de la coopération hôpital et centre de santé pour les sans droits et précaires ; en renforçant les offres de santé et d’information auprès des femmes, en pérénisant la distribution de serviettes hygiéniques gratuites dans les collèges et sa généralisation à d’autres publics via le planning familial. 

9. Rendre le 10e plus paisible en constituant une brigade de sécurité et de tranquillité publique dont les priorités seront déterminées avec les habitants du quartier ; en renforçant les moyens alloués aux associations de prévention de la délinquance.

10. Accueillir dignement les exilés et aider les personnes sans-abris, en expérimentant le programme « le logement d’abord » (visant au logement des SDF au lieu de l’hébergement d’urgence), en créant des bains-douches, fontaines, bagageries et laveries solidaires ; en organisant les distributions alimentaires en intérieur ou couvertes, et plus généralement en garantissant un accès universel à tous les services de première nécessité ; en expérimentant l’ouverture des cantines des écoles (lorsqu’elles ne sont pas utilisées par les écolier.es) comme cantines de quartiers.

11. Lutter contre les violences sexistes et homophobes, en mobilisant le logement social et l’hébergement d’urgence, pour les mises à l’abri des personnes victimes de violence conjugales ou familiales ; en organisant un service d’accompagnement bienveillant, social, psychologique et juridique en lien avec le commissariat du 10e et les associations ; en organisant des cours d’autodéfense et des marches exploratoires pour favoriser un aménagement urbain inclusif.

12. Refuser, en assumant une forme de désobéissance civique, l’installation des panneaux d’affichage publicitaires dans l’espace public de l’arrondissement.


Un 10e plus ouvert

Nous voulons lutter contre la méfiance envers les politiques et prendre une part plus grande à notre destin commun, reprendre notre capacité à agir et à décider, recréer des communautés pour s’entraider et gérer nos quartiers. Un 10e à la démocratie vivante passe par une cohésion et une solidarité au quotidien comme par des outils innovants, tels que des assemblées citoyennes, un budget vraiment participatif ou encore un référendum d’initiative citoyenne local.  Cela passe aussi par l’ouverture des écoles sur leur environnement, l’éducation populaire et une politique culturelle résolument tournée vers les pratiques amateur et le multilinguisme 

13. Lancer un plan Musiques pour le 10e, en instaurant une pratique dès la maternelle et en s’engageant à ce que chaque enfant qui souhaite découvrir ou faire de la musique le puisse ; en garantissant dans tous les quartiers un accès à des lieux pour la pratique musicale ; en créant le musico-bus du conservatoire pour cours itinérants et mise à disposition d’instruments; en créant des salles de répétition et d’enregistrement municipales ; en installant des kiosques à musique pour des concerts publics. Sur le modèle de ce plan Musiques, des actions seront développées pour encourager la pratique amatrice du théâtre et des arts visuels

14. Créer un Conservatoire du Libre. Installé dans une médiathèque, ce centre spécialisé dans la valorisation, la promotion et la protection du domaine public et des publications libres de droit, donnera accès à des ressources intellectuelles, culturelles, techniques, scientifiques et logicielles. Il possédera des antennes sur tout le territoire (bibliothèques, écoles, collèges, associations). Un pôle informatique se chargera de développer la production et l’usage des logiciels libres pour le public, les services municipaux, les associations et les entreprises du quartier.

15. Créer deux nouveaux outils de participation citoyenne : 1) Les assemblées citoyennes, tirées au sort parmi la population locale et indemnisées, pour suivre la réalisation du Plan Climat et définir les projets structurants pour le quartier (ex : Gare du Nord),  2) Le Référendum local d’initiative citoyenne dont les modalités seront définies de façon concertée. »

16. Renforcer le pouvoir d’agir des habitants en instaurant un débat d’orientation budgétaire quartier par quartier ; en organisant des chantiers participatifs ; en améliorant le budget participatif à travers la possibilité d’y ajouter des dépenses de fonctionnement et en y impliquant les porteurs de projet dans la mise en oeuvre concrète de leur propositions une fois votées ; en dotant les conseils de quartier de moyens dignes de leur mission (pouvoir, budget, accompagnement) ; en revoyant le règlement intérieur du conseil d’arrondissement pour y améliorer le dialogue élus-citoyens.

17. Entretenir un dialogue transparent entre élus, agents de la Ville et citoyens, à travers des outils de communication comme une plateforme en ligne, des données cartographiques numériques ouvertes et de qualité (open data), un journal municipal co-rédigé, une maison des projets pour suivre chaque projet de l’arrondissement en temps réel, un affichage libre reconquis sur les espaces publicitaires (cf. proposition 12). Les outils de démocratie locale seront soutenus par une plateforme numérique permettant la participation aux débats et aux prises de décision à distance. Dans un double objectif de formation citoyenne et de lutte contre l’exclusion numérique, des médiateurs municipaux seront missionnés pour accompagner le fonctionnement de cette plateforme.

18. Développer, en le réinventant avec les habitantes et habitants, un espace public propice au repos et aux échanges en démultipliant les bancs (1 banc tous les 100 mètres), les tables, les estrades et tribunes aux fins de l’expression publique, les salons de quartier (salles polyvalentes en accès libre placées en autogestion au bénéfice des jeunes), les espaces extérieurs couverts à usage libre pour « traîner sans gêner » ; en soutenant les initiatives des jeunes pour leur quartier ; en dessinant un espace public plus accueillant pour tous et en premier lieu pour et avec les femmes. Libérer les trottoirs des engins motorisés. 

19. Faire un budget genré, pour mesurer la répartition de l’argent public entre les sexes et assurer des investissements qui bénéficient également aux femmes et aux hommes

20. Lancer un programme d’éducation populaire tout au long de la vie : développer chez les enfants et les adultes la citoyenneté active par la formation à la coopération (dans les écoles, collèges, centre d’animation…). Favoriser leur autonomie ainsi que leur conscience civique et écologique à travers l’éducation aux relations entre les genres et les cultures, à la gestion domestique, à la réparation, au jardinage, au codage informatique ou à la non violence. 

21. Améliorer l’offre des activités péri et extrascolaire, en élaborant une gouvernance partagée entre usagers, professionnels et élus dans le projet éducatif territorial, pour que les priorités et l’organisation des ateliers soient définies par un dialogue étroit entre agents de la ville, enseignants, centres d’animation, conservatoires, associations et familles ; en organisant une convention citoyenne concernant les rythmes scolaires à Paris.

22. Souscrire aux propositions de l’association anticor pour une mairie exemplaire : un Maire dédié à sa tâche ; aucun cumul de mandat des élus ; des outils indiquant la présence des élus aux conseils d’arrondissement ; une déclaration des conflits d’intérêt avant chaque conseil d’arrondissement en lien avec les sujets qui y seront débattus ; la publication des délibérations à l’ordre du jour du conseil d’arrondissement ; l’interdiction faite à tout élu et agent d’accepter des cadeaux ; la garantie du droit d’expression des élus minoritaires (via internet et le journal municipal). Céder la voiture de fonction du maire ou la reconvertir en un transport utile aux citoyens, et créer une flotte de vélos de service à disposition des élu.es et agents de l’arrondissement. 

23. Faire vivre le tissu associatif en préservant les emplois des associations ; en leur allouant des subventions sur plusieurs années (contrats d’objectifs pluri-annuels) ; en développant des locaux associatifs et des salles polyvalentes ; en donnant aux associations l’accès aux écoles ; en favorisant leur participation aux décisions publiques via les Comités d’Initiative et de Consultation d’arrondissement thématiques, en lien avec les assemblées citoyennes. 

24. Valoriser le caractère métissé et polyglotte du 10e en assurant un service public multilangue ; en organisant des cours de chinois, d’arabe et autres langues parlées dans le 10e, pour adultes et enfants ; en ouvrant toutes les écoles et bibliothèques aux cours d’alphabétisation et de français ; en érigeant un monument aux langues maternelles, un projet porté par l’ONU et l’UNESCO qui pourrait trouver sa place dans le 10e et ainsi valoriser ses identités multiples.


Un 10e plus vert

Le 10e est particulièrement pauvre en espaces verts et de respiration. La circulation motorisée prend plus de 50% de l’espace alors qu’elle ne représente que 6% des déplacements. La pollution de l’air, le bruit et les accidents pénalisent avant tout les plus fragiles. Le « zéro déchet » doit se doit se combiner avec une politique propreté. Le plan climat initié par les élus écologistes du 10e doit guider notre action pour lutter résolument contre le réchauffement climatique à l’échelle du territoire, mais aussi de préparer hélas à la multiplication des canicules.

25. Lutter contre la précarité énergétique et se donner l’ambition de l’autonomie énergétique, en rénovant logements et bâtis, en accompagnant les acteurs du territoire grâce à la création d’un centre de ressources et d’une équipe mobile de conseil ; atteindre 10% de production d’énergies renouvelables en développant le potentiel géothermique du 10e et en lançant un « plan toits » dans le public et le privé pour optimiser leurs usages (végétalisation, énergie solaire, récupération d’eau de pluie, etc) et par la création d’un fond d’investissement coopératif pour des projets de transition (production d’énergie renouvelable etc.)

26. Généraliser la démarche zéro déchet de la rue de Paradis à l’arrondissement (formation des habitants et autres acteurs…) ; créer un service public du compost de proximité ; favoriser le troc et les zones de gratuité ; réaffecter les moyens économisés sur la collecte des déchets pour l’économie circulaire ; installer des services d’échange et de réparation : frigos solidaires, recycleries, acorderies, ressourceries pour favoriser les échanges de service entre habitants de toute condition sociale, matériauthèques où trouver des matériaux de réemploi à bon marché, bricothèques où emprunter gratuitement des outils… ;  redonner le pouvoir à l’arrondissement sur les services de nettoyage et de collecte des déchets, actuellement assurés par une société privée ; mettre en place une taxe incitative d’enlèvement des déchets ; lancer la démarche Zéro plastiques dans le 10e dés la première année de mandat.

27. Doter le plan climat d’une gouvernance à la fois plus ouverte et plus efficace au moyen : d’une assemblée citoyenne pour le climat ; d’un budget vert et de nouveaux indicateurs de richesse évaluant les conséquences sur le changement climatique de toute mesure prise par la municipalité ; d’un centre de ressources dédié. Créer une mission/délégation d’élu « la nature qui se défend » plaçant la condition animale au coeur de ses préoccupations. »

28. Lutter contre la pollution de l’air et le bruit et mettre fin à l’utilisation de notre arrondissement comme d’une autoroute en redessinant son plan de circulation, pour privilégier la desserte des quartiers et non le transit et favoriser les alternatives à la voiture individuelle par la marche, le vélo et de nouveaux transports en commun (navette électrique, tram de connexion des gares) ; créer une alternative aux camions (approvisionnement par le Canal et création de pôles de logistique urbaine) ; assurer une meilleure utilisation de l’espace public par la reconversion de 50% des places de parking en surface pour créer du végétal de pleine terre, des équipements publics (trilib et emplacements de sortie de poubelle), des stationnements vélo, des terrasses ; optimiser les places de parkings en souterrain. 

29. Dès la première année de mandat, procéder à la sécurisation des carrefours les plus dangereux par l’instauration d’une phase de feu piétons et vélo (traversées croisées) et lancer des concertations vers leur réaménagement complet, notamment les carrefours Louis Blanc / Lafayette et Magenta/Lafayette et Colonel Fabien

30. Piétonniser toutes les rues d’école (dont la rue de Lancry) pour qu’aucune école soit au-dessus des seuils de pollution ; reconsidérer toute la voirie depuis l’expérience des piétons les plus vulnérables : personnes âgées, personnes en situation de handicap et enfants

31. Faire un 10e cyclable de 7 à 107 ans, par la création de nouvelles pistes cyclables sécurisées ( rues du Fg St Martin, Fg Poissonnière, Hauteville, Grands boulevards, et toutes celles inscrites dans le plan vélopolitain), le réaménagement du Bd de Magenta pour y insérer une piste cyclable bidirectionnelle, l’instauration de velotaxis et la création de parkings vélos dans toutes les rues devant tous les équipements publics ou attractifs ; obliger les copropriétés à créer des parkings vélo au travers du PLU. 

32. Doubler la surface d’espace vert par habitant en créant de nouveaux jardins dans le Nord de l’arrondissement, en installant des surfaces végétalisées sur les toits et emprises SNCF et APHP ainsi que des arbres en pleine terre et non en pots ; en débitumant pour végétaliser ; en réaménageant des cours d’immeuble en jardin ; en végétalisant la place de la République et en plantant des micro-forêts sur les placettes sous-utilisées; en végétalisant la rue Lafayette et la rue du Fg St Denis (arbres, haies…) ; en créant une trame verte place Madeleine Braun, avenue de Verdun, place Raoul Follereau et impasse Boutron ; en ouvrant le jardin de l’Hôpital Lariboirisère ; en allouant des moyens forts à l’entretien des nouveaux espaces verts et l’accompagnement des jardiniers amateurs.

33. Lancer Canal St Martin 2025 pour que cet écrin devienne à l’occasion de ses 200 ans un parc naturel urbain ; en piétonnisant un de ses quais (devenant une étape du chemin de Grande Randonnée du 10e arrondissement et où passera le vélopolitain) ; en végétalisant les berges et le bassin (vignes, plantes aquatiques…) ; en y réintroduisant une faune sauvage ; en démultipliant les bancs et les barques sur ses eaux ; en créant une baignade et une programmation estivale paisible et gratuite.

34. Créer le Réseau Vert, un parcours pédestre et cyclable sans voitures, calme, frais et végétal, reliant les espaces verts du 10e et le Canal St Martin, notamment en passant par les cours et passages intérieurs ; en traçant  le GR10, un chemin de Grande Randonnée et sentier patrimonial végétalisé et signalé.

35. Lutter contre l’épanchement d’urine, en développant une offre variée de sanitaires gratuits ; en aidant les cafés à faciliter l’accès à leurs toilettes gratuitement ; en assurant la propreté et le nombre d’urinoirs (notamment dans les secteurs des gares) et en installant plus de toilettes publiques mixtes ; en renforçant le nettoyage des rues  et en lançant une campagne de sensibilisation et de verbalisation

36. Créer une délégation à l’alimentation chargée d’atteindre le 100% bio/local/saisonnier et l’alternative végétarienne quotidienne, dans la restauration collective municipale (cantines scolaires, portage de repas à domicile, restaurants solidaires) ; d’implanter des halles alimentaires dans chaque quartier accessibles gratuitement aux producteurs indépendants sous condition de prix, pour permettre aux habitants de bénéficier d’aliments locaux de qualité à tarif accessible ; de lutter contre le gaspillage alimentaire par la formation et la tarification incitative ; de créer une régie agricole pour produire des fruits et légumes partout où c’est possible (toits, sous-sols, jardins publics ou privés) ; et d’organiser des ateliers de cuisine et des repas intergénérationnels pour placer l’alimentation au coeur du lien humain.